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Résumé :
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« L'activité quotidienne des gastroentérologues est rythmée par la prise en charge de patients consultants pour des lésions kystiques pancréatiques (LKP). Cette découverte est généralement fortuite, et lésions sont de petite taille (moins de 10 mm). La prévalence des LKP se rapproche de 40% en population générale d'adulte pour une taille des lésions d'au moins 2 mm. La question de la prise en charge est complexe, car certaines LKP sont des lésions précancéreuses (tumeurs intracanalaires papillaires et mucineuses du pancréas, notamment), avec un risque réel d’adénocarcinome du pancréas, et d’autres ont un risque de métastases ganglionnaires ou à distance (tumeurs pseudopapillaires et solides ou tumeurs neuro-endocrines kystiques). Le suivi proposé est très débattu, car coûteux, potentiellement invasif (en cas d’usage répété de l’écho-endoscopie) et imparfait, à mettre en balance avec le fait qu’une très faible partie de ces patients aura des lésions évolutives et agressives. Cependant, l’absence d’outils diagnostiques sensibles et spécifiques quant au grade de dysplasie des lésions et le taux de mortalité du cancer du pancréas poussent les experts européens à rester vigilants. »
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