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Résumé :
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En dressant un tableau critique de la question, l'article invite à une prise de connaissance de la gestion juridico-administrative de la pornographie enfantine en Belgique. Il donne aussi à observer le rôle du service de la politique criminelle, organe autonome au sein du S.P.F. Justice, qui conseille le ministre de la Justice et le collège des procureurs généraux, ce service agissant ici comme observatoire et laboratoire de l'intervention pénale contextualisée au regard de l'approche théorique et de la pratique du terrain, se nourrissant de l'expérience belge et internationale. Selon une étude menée en 2006 dans les 184 pays membres d'Interpol par le Centre internationale pour les enfants disparus et exploités, la Belgique figure au côté de la France, des Etats-Unis, de l'Australie et de l'Afrique du Sud dans le top cinq des pays qui possèdent la législation la plus avancée et la plus complète en matière de pornographie enfantine. Les critères retenus par l'étude étaient les suivants : existence d'une législation nationale, " (1) portant spécifiquement sur la pornographie enfantine ; (2) fournissant une définition de la pornographie enfantine ; (3) criminalisant expressément les délits assistés par ordinateur ; (4) criminalisant la possession de la pornographie enfantine, indépendamment de l'intention de la diffuser ou non et (5) exigeant que les fournisseurs d'accès à Internet (F.A.I.) signalent les cas de suspicion de pornographie enfantine à la police ou à un autre organisme mandaté".
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