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Résumé :
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"Vivre l'exclusion quotidiennement... On devrait dire survivre ou même sous vivre. Quand on survit, a-t-on encore le temps de penser ? de désirer ? d'être désiré ? A-t-on l'occasion de dire ce que c'est que cette vie-là ? Celles et ceux qui sont dans le besoin vivent une privation d'identité car pour être soi-même, il faut pouvoir se situer, donner du sens à sa place dans un collectif, dans une société. Et si être exclu, c'était aussi être exclu de sa propre parole et de la parole dans le collectif et ne plus être partie prenante d'un discours qui fait lien mais être assigné à sa seule différence catégorielle, nié dans sa similarité, privé de son altérité, entamé dans sa subjectivité ? Ce que l'expérience de la psychanalyse nous indique jour après jour, c'est que le sens ne survient jamais que dans l'après-coup, après que les mots, les paroles prononcés ont trouvé un écho dans l'autre, après qu'ils ont trouvé une adresse. C'est de cela que témoigne cet ouvrage."
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