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Résumé :
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Les malades atteints d'une démence de type Alzheimer présentent une grande fréquence de troubles psycho-comportementaux, ce qui a un impact négatif sur la qualité de vie aussi bien du patient que de ses aidants, et conduit souvent à la prescription de psychotropes, notamment des neuroleptiques, en dépit de nombreuses méta-analyses qui révèlent la faible durée de leur efficacité sur l'agitation, les risques des effets secondaires voire la surmortalité qu'ils induisent. L'objectif de la présente étude RAMQ (Régie de l'Assurance Maladie du Québec) est d'évaluer à travers une analyse de terrain, l'impact de l'introduction de la Mémantine ou d'un inhibiteur de l'acétyl choline estérase (IAChE) sur l'utilisation des psychotropes. Une comparaison des traitements a été faite sur l'année qui précède et l'année qui suit cette introduction. Les résultats sont issus de l'exploitation des données de la RAMQ et concernent 2007 patients (âge moyen 82,2 ans, 67,6% de femmes) sous Mémantine et 2026 patients (âge moyen 76,7 ans, 67,4% de femmes) sous IAChE. L'étude RAMQ confirme la stabilisation de l'usage des psychotropes chez les patients déments sous Mémantine. Les patients sous IAChE, bien que plus jeunes et donc probablement atteints de formes moins sévères ne montrent pas un tel impact sur l'utilisation des psychotropes.
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