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Résumé :
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Si l’on s’en tient à l’Italie républicaine, tous les leadeurs ou presque des partis traditionnels ont été qualifiés, à un moment donné de leur trajectoire, de populistes. À chaque fois, l’intention fut la même : démontrer que l’adversaire entretient avec le peuple un rapport biaisé, fait de rouerie et de tromperie. Mais au cours des plus de soixante années d’histoire républicaine, de Giulio Andreotti à Silvio Berlusconi, en passant par Francesco Cossiga, la notion de populisme a recouvert des acceptions radicalement différentes. À l’orée d’une troisième République en gestation, l’Italie connait aujourd’hui une crise de système majeure, que mettent parfaitement en exergue le populisme de Beppe Grillo et l’apolitisme montien. Derrière d’apparentes querelles sémantiques se joue toutefois l’avenir démocratique du pays.(Extrait de La Revue Nouvelle, numéro 9, septembre 9, septembre 2012, p.57)
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