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Résumé :
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L’utilisation des lambeaux cutanés est usuelle et ancienne. La nécrose partielle ou totale du lambeau est la complication la plus fréquente, elle survient dans 5 à 20 % des cas en fonction du type de lambeau. L’insuffisance d’apport artériel ou la difficulté du retour veineux peuvent être liées soit à une erreur technique lors de l’intervention soit à une mauvaise gestion post-opératoire du lambeau et/ou du patient. Les moyens de prévention de ces complications sont la surveillance clinique, aidée parfois de certains instruments de mesure (dopplers, oxymétrie transcutanée, thermographie, microdialyse…), le bon positionnement du patient en décharge et/ou en immobilisation, l’anti-agrégation ou l’anticoagulation dans certaines circonstances. En cas de souffrance cutanée, une reprise chirurgicale est parfois nécessaire pour identifier la cause de la thrombose et la traiter. L’utilisation des sangsues, la thérapie par pression négative est enfin d’un grand apport si cette souffrance s’installe.
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