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Résumé :
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Les traumatismes crâniens (TC) de l’enfant sont fréquents et bénins dans leur grande majorité. Les formes graves, définies par un score de Glasgow (GCS) < 9, restent la 1ère cause de décès accidentel dès l’âge d’un an. Leur gravité réside dans la survenue de lésions intracrâniennes (LIC) mises en évidence par la tomodensitométrie cérébrale. Les TC graves relèvent de mesures thérapeutiques protocolisées dans un centre pédiatrique spécialisé. L’objectif est de prévenir les lésions cérébrales secondaires. La réanimation précoce débute sur les lieux de l’accident par le maintien des fonctions vitales. La prise en charge optimale de la multitude d’enfants consultant pour un TC mineur (GCS : 13–15) reste à définir. Elle repose sur l’évaluation de la gravité potentielle du TC qui seule détermine l’indication d’une tomodensitométrie. L’urgentiste doit mettre en balance le risque de manquer une LIC neurochirurgicale avec celui de malignité future liée aux radiations ionisantes. La valeur prédictive de LIC d’une fracture du crâne, d’un céphalhématome, d’une perte de connaissance initiale, d’une amnésie, d’une convulsion immédiate, de vomissements, de céphalées, d’une cinétique élevée et d’un âge < 2 ans est controversée. Les règles de décision clinique publiées permettent d’identifier les rares LIC avec une excellente sensibilité mais au prix d’un nombre élevé de tomodensitométries cérébrales normales. Le recours à une brève période d’observation des enfants dont la bénignité du TC ne peut être affirmée dès l’évaluation clinique initiale est une alternative de choix.
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