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Résumé :
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En France, la surveillance en santé publique, longtemps focalisée sur la surveillance des maladies infectieuses à déclaration obligatoire, s’est progressivement étendue à d’autres pathologies transmissibles au début des années 1980, puis aux expositions environnementales et à leurs conséquences pour la santé humaine (saturnisme, pollution atmosphérique…), au début des années 1990 et enfin, aux maladies chroniques et à la santé au travail. L’Institut de veille sanitaire (InVS), créé en 1998, a pour mission de coordonner « la surveillance et l’observation permanente de l’état de santé de la population » en s’appuyant sur un réseau de partenaires. Au début des années 2000, la nécessité de couvrir l’ensemble des risques sanitaires, notamment les risques émergents, afin d’assurer en permanence la sécurité sanitaire de la population, a fait peu à peu évoluer les concepts de la « surveillance » vers la « veille sanitaire » qui inclut le signalement aux autorités de santé de toute situation ou événement susceptible de menacer la santé publique. La mise en place des agences régionales de santé (ARS) en 2010 a permis de renforcer l’organisation régionale de la réception des signalements et de la réponse aux urgences de santé publique sur l’ensemble du territoire. Le dispositif de surveillance et de veille sanitaire en France, en constante amélioration depuis une trentaine d’années, reste principalement fondé sur la participation des professionnels de santé à la remontée d’informations sur les menaces de santé publique.
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