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Résumé :
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"Prendre la parole, être capable d'énoncer ses pensées, dire ses souffrances, demander de l'aide et du réconfort pour une personne qui sollicite les services sociaux ou médico-sociaux, sont des questions qui interpellent les travailleurs sociaux. Pour Ricœur, il s'agit de la capacité de dire, exposée comme première capacité de l'homme "agissant et souffrant" dans Soi-même comme un autre. Dans un premier temps, nous verrons la manière dont le philosophe décline les modalités du "je peux" sur le plan de la parole. Celle-ci étant liée à l'agir, nous analyserons en un deuxième temps la capacité pour l'homme d'intervenir dans le monde sur le cours des choses. Les expériences d'initiatives et d'agissements peuvent être racontées, transmises par les récits, sujet que nous évoquerons dans un troisième temps, avant d'entamer, en un dernier temps, nos réflexions autour de l'homme capable de se tenir comme responsable. C'est une capacité très importante, à laquelle Ricœur insère ce qu'il appelle sa "petite éthique" : "Appelons "visée éthique" la visée de la "vie bonne" avec et pour autrui dans des institutions justes"." (Abdeljalil, 2014, p. 48-49)
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