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Résumé :
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À la fois vecteur d'apprentissage et creuset pédagogique, l'émotion occupe dans le processus d'apprentissage une position paradoxale. Pour cette raison, la maitrise de tout ce qu'elle met en jeu chez celui qui apprend revêt une importance fondamentale. Si l'émotion parait indispensable pour provoquer la mobilisation du sujet, il n'en reste pas moins qu'elle devient fondamentalement nuisible quand elle parasite le rapport au savoir de l'apprenant. Tout est donc non seulement dans ce domaine une question de dosage (ni trop, ni trop peu) mais aussi, et sans doute surtout, une affaire de contrôle (reconnaitre son émotion et la maitriser). Or ce contrôle demeure essentiellement l'affaire de cette forme particulière d'intelligence que l'on appelle communément 'l'intelligence émotionnelle'. (Humbeeck, 2015, p. 16)
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