Titre : | Étude MC relative à l’usage du test PSA (2011) |
Auteurs : | Michiel Callens, Auteur ; Anja Crommelynck, Auteur |
Type de document : | Article : texte imprimé |
Dans : | MC-Informations (246, décembre 2011) |
Article en page(s) : | p. 30-35 |
Langues: | Français |
Sujets : |
Paramédical (MeSH) Dépistage de masse ; Oncologie médicale ; Prévention ; Prostate ; Statistiques ; Tumeurs |
Résumé : |
Le monde médical est le théâtre d’une controverse concernant le rôle du test-PSA (test en laboratoire consistant en la détection d’une protéine spécifique dans le sang, le ‘prostate specific antigene’ = PSA) en vue du dépistage du cancer de la prostate. La plupart des associations scientifiques de médecins déconseillent à ces derniers d’effectuer un test massif du PSA au sein de la population. La raison est que le PSA ne peut pas démontrer de manière totalement fiable la présence d’un cancer de la prostate. De plus, une fois le cancer présent, ce test pourrait provoquer des problèmes de santé ultérieurs. En effet, le traitement peut engendrer de nombreux effets secondaires handicapants, tels l’incontinence et l’impuissance. Mais malgré ces recommandations, le nombre de tests PSA est passé de 850 000 à 1,5 million entre 2000 et 2009. En 2009, il a été pratiqué sur environ un quart de la population des hommes de plus de 50 ans et un tiers des plus de 70 ans. Vu l’état actuel de la science, la MC juge inacceptable la généralisation des tests PSA chez les hommes qui ne se plaignent pas de leur prostate, à titre de diagnostic précoce, sans en informer le patient. Même pour les patients qui sollicitent d’eux-mêmes un test PSA, le médecin se doit de leur expliquer les avantages et les inconvénients. La MC demande aux organisations de médecins et aux pouvoirs publics d’établir des directives claires à ce sujet à l’attention des médecins, ainsi que des brochures informatives neutres à destination des patients. |