|
Résumé :
|
"Être passeur est une activité économique prospère. Les bénéfices sont exponentiels car la demande dépasse largement l'offre. Entre deux et trois mille euros la traversée de la Méditerranée, cinq mille euros le voyage depuis l'Afghanistan et sans garantie aucune d'arriver à bon port. Les récits de réfugiés abandonnés à leur sort, battus, dévalisés par les passeurs abondent. Le passeur est devenu la figure criminelle par excellence, la cible privilégiée des ministres de l'Intérieur européens. Avec raison ? François Gemenne, spécialiste de l'immigration, chercheur au Cedem (Université de Liège) et à SciencesPo (Paris), nuance." (Vandemeulebroucke, 2015, p. 20)
|