| Titre : | Le travail, c’est la santé ? Analyse de l’utilisation des soins de santé par les chômeurs de longue durée (2016) |
| Auteurs : | Elise Henin |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | MC-Informations (264, juin 2016) |
| Article en page(s) : | p. 24-31 |
| Langues: | Français |
| Sujets : |
Paramédical (MeSH) Accessibilité des services de santé ; Belgique ; Pauvreté ; Recherche ; Santé ; Soins ; Travail |
| Résumé : |
Il y a déjà plus de 50 ans, Henri Salvador chantait « le travail, c’est la santé... Rien faire, c’est la conserver ». Rien
ne semble aujourd’hui moins sûr ! Qu’en est-il réellement aujourd’hui ? Dans quelle mesure le fait de ne pas avoir de travail conserve ou dégrade la santé d’un chômeur ? Le but de l’étude que nous présentons dans cet article est d’évaluer l’impact du fait d’être demandeur d’emploi, pendant au moins un an, sur la consommation de soins de santé des personnes. Cette analyse s’inscrit dans la continuité des études précédentes sur la situation des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale (RIS) et des bénéficiaires de la garantie de revenus aux personnes âgées (GRAPA). Cette fois-ci, nous nous intéressons donc à l’accès aux soins des chômeurs de longue durée. Plusieurs raisons poussent la MC à toujours s’interroger sur l’accessibilité aux soins. Avalosse et al (2015) démontrent que les inégalités d’accès aux soins de santé entre catégories de revenus ne diminuent pas ou parfois même s’accentuent. Par ailleurs, les résultats de l’enquête de santé des Belges de 2013 sont interpellants : « 26% des ménages indiquent que les dépenses en soins de santé sont (très) difficiles à intégrer dans le budget familial disponible. Le fait que les ménages perçoivent [les coûts des] les soins de santé comme élevés est étroitement lié au niveau des revenus : 53% des ménages avec les revenus les plus faibles indiquent avoir des difficultés à assumer les dépenses en soins de santé par rapport à 7% des ménages avec les revenus les plus élevés. ». De plus, la crise économique a intensifié les difficultés d’accès au marché du travail. Puis, le recul de l’âge de la pension et les mesures de restriction par rapport au droit au chômage ne vont pas, pour les prochaines années, dans le sens d’une amélioration de la qualité de vie des Belges qui n’ont pas de travail. Il paraît dès lors tout à fait justifié de s’intéresser à la situation des chômeurs. Ces derniers ont-ils accès aux soins de santé dont ils ont besoin ? Si des revenus bas signifient un moins bon état de santé, les chômeurs de longue durée, font-ils plus systématiquement appel à certains types de soins ? A quoi pourraient être dues certaines spécificités dans leurs « comportements » ? Pour que le lecteur puisse comprendre la démarche, l’article se structure comme suit : nous commençons en expliquant la méthodologie d’étude utilisée, après cela, nous relatons les résultats de l’analyse et pour finir, nous essayerons de les mettre en perspective. |
Exemplaires (1)
| Localisation | Section | Support | Cote de rangement | Statut | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| Bibliothèque Paramédicale | Périodiques | Périodique | MC-Informations. 20 16-264 | Empruntable | Disponible |



