|
Résumé :
|
Pour la première fois en France, une institution a consacré une grande rétrospective au poète, critique d’art, dramaturge et écrivain Oscar Wilde. « Oscar Wilde, l’impertinent absolu », qui fut présentée au Petit Palais, à Paris, retraçait le parcours de cette comète dont le génie fut avant tout de ne pas se contenter d’exister, mais de vivre. La toute dernière image exposée était une photo du tombeau d’Oscar Wilde au cimetière du Père-Lachaise : un bloc de pierre orné d’un sphinx sculpté par Jacob Epstein. Car Wilde est mort à Paris en 1900, dans le dénuement, à l’âge de quarante-six ans, peu après avoir purgé une peine de deux ans d’emprisonnement (1895-1897). Il avait été calomnié, diffamé, son œuvre était, disait-on, immorale. Son crime ? Avoir été homosexuel sous l’ère victorienne. Londres, qui l’avait condamné, n’a pas oublié de commémorer le centenaire de sa mort en lui consacrant deux grandes expositions en 2000. Si Paris l’a accueilli de son vivant, il aura donc fallu attendre 2016 pour que la ville rende enfin hommage à un homme qui, bien avant de connaître la disgrâce, y fut comme chez lui parmi les écrivains et les artistes de son époque.
|