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Résumé :
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L'insuffisance rénale aiguë a aujourd'hui une définition simple et universelle, fondée sur l'élévation de la créatininémie sur un temps court. Elle peut représenter une menace vitale, et il est prioritaire de l'évaluer avant toute démarche étiologique. Cette dernière requiert une analyse clinique, biologique et radiologique, et elle est stéréotypée : on cherche dans un premier temps un obstacle sur les voies urinaires, puis une insuffisance rénale par défaut de perfusion efficace, et enfin, par élimination, on aboutit au diagnostic d'insuffisance rénale aiguë « organique ». Le cas échéant, la cause la plus fréquente, a fortiori en réanimation médicale, est la nécrose tubulaire aiguë ischémique qui est un diagnostic par défaut qui implique la présence d'un contexte évocateur, et de plusieurs signes négatifs : absence de signes extrarénaux, protéinurie faible et sédiment urinaire inactif. Dans tous les autres cas, un avis néphrologique est urgent, et la biopsie rénale est discutée.
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