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Résumé :
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Les Etats généraux de la bioéthique ont été lancés en janvier dernier et devraient aboutir à une nouvelle loi en 2019. Ces débats sont ouverts aux citoyens et aux professionnels que nous sommes. Les questions du vieillissement et de la fin de vie sont centrales, tout autant que celles qui touchent à la procréation. Faut-il ouvrir les techniques médicales d'aide à la procréation aux femmes et aux couples non stériles dont les choix de vie sont à l'origine de leur incapacité à procréer ? La société y semble favorable. En ce qui concerne la gestation pour autrui (GPA), les avis sont plus partagés face à certaines pratiques mercantiles autour de la location du corps féminin. Ce qui est techniquement possible est-il souhaitable ? Un des arguments avancés par les opposants à la liberté en la matière est d'éviter le tourisme procréatif, une démarche coûteuse et donc inégalitaire, mais aussi potentiellement dangereuse en l'absence d'un suivi médical optimal. L'enjeu éthique peut se résumer à cette question : comment préserver l'intégrité scientifique et médicale de l'emballement du marché, des désirs individuels ?
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