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Résumé :
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Les cicatrices pathologiques sont souvent désignées à tort comme chéloïdes alors que certaines cicatrices congestives et légèrement surélevées peuvent “maturer” de façon physiologique en laissant des cicatrices finales normales. L’histoire naturelle des cicatrices est également importante à connaître, leur capacité d’involution ou de stabilisation dans le temps étant un facteur clé pour savoir si un traitement laser ou une reprise chirurgicale sera nécessaire et surtout à partir de quand ce geste pourra être proposé. L’utilisation de termes consacrés par des consensus internationaux (immature, hypertrophique, chéloïde) est indispensable pour homogénéiser les pratiques et choisir au mieux les propositions thérapeutiques. Par ailleurs, le vécu cicatriciel par le patient (dyschromie, prurit, impact socio-professionnel) est de plus en plus demandé dans les échelles d’évaluation (patient and observer scar assessment scale [POSAS], Manchester). Le ressenti psychologique peut être très variable d’un patient à l’autre, mais également et surtout du patient lui-même par rapport à son entourage familial ou médical.
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