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Résumé :
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Même s’il semble exister une relation particulière entre le diabète de type 2 et l’insomnie chronique, peu d’études ont investigué la prévalence et les facteurs de risque du diabète de type 2 chez les individus souffrant d’insomnie chronique. Or, la prévalence du diabète de type 2 peut atteindre 21,13% dans cette sous-population particulière, où il semble être plus fréquent que dans la population générale (5-6%). La survenue concomitante du diabète de type 2 et de l’insomnie chronique est associée à une diminution de la qualité de vie, un pronostic moins favorable et des comportements d’autogestion du diabète plus délétères (activité physique, choix diététique et adhérence au traitement). Par ailleurs, dans l’insomnie chronique, plusieurs facteurs de risque spécifiques du diabète de type 2 ont été mis en évidence au niveau démographique (sexe masculin, surpoids, obésité, âge ≥ 50 ans et consommation d’alcool excessive), clinique (hypertension artérielle et hypertriglycéridémie), biologique (syndrome inflammatoire systémique chronique), médicamenteux (utilisation de Z-drogues) et du sommeil (courte durée du sommeil, syndrome d’apnées du sommeil, syndrome de mouvements périodiques des membres et plainte d’éveil matinal précoce). Dans l’insomnie chronique, il est donc possible de mettre en place des interventions, pour la plupart des facteurs de risque du diabète de type 2, ce qui justifie une meilleure prévention ainsi qu’une meilleure prise en charge de cette pathologie afin d’éviter les conséquences négatives associées à sa survenue concomitante avec l’insomnie chronique.
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