| Titre : | Prise en charge des mutilations sexuelles féminines par les professionnels de santé de premier recours (2020) |
| Auteurs : | HAS Haute Autorite De Santé |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | Profession sage-femme (266, novembre 2020) |
| Article en page(s) : | p. 26-37 |
| Langues: | Français |
| Sujets : |
Paramédical (MeSH) Circoncision féminine ; Guide de bonnes pratiques ; Santé sexuelle |
| Résumé : |
Préambule
Les enjeux de cette recommandation de bonne pratique sont d'améliorer l'accueil et la prise en charge des enfants, des adolescents et des femmes ayant eu ou à risque des mutilations sexuelles féminines. Ses objectifs sont de : *favoriser la connaissance des professionnels de santé de premier recours sur les mutilations sexuelles féminines ; *prévenir la survenue de mutilations sexuelles féminines par une meilleure information délivrée par les professionnels de santé aux femmes, aux jeunes filles et aux parents ; *favoriser une meilleure prise en charge des enfants, des jeunes fille et des femmes lorsqu'elle ont subi une mutilation sexuelle ; *harmoniser les pratiques professionnelles. Cette thématique concerne l'ensemble des professionnels en charge du bien-être et de la santé des enfants, des adolescentes et des femmes. Cette recommandation porte sur la prise en charge en premier recours des enfants, adolescentes, femmes, à risque ou victimes de mutilations sexuelles féminines. Dans le monde, 200 millions de fille et femmes ont été mutilées dans au moins une quarantaine de pays qui pratiquent ces mutilations, soit parce que c'est une tradition locale, soit via les diasporas. Il s'agit d'une très ancienne pratique coutumière qui ne correspond aux préceptes d'aucune religion. En Europe, 500 000 filles et femmes sont mutilées ou exposées au risque de mutilations sexuelles féminines. En France, une première étude évalue qu'en 2004, les mutilations sexuelles concernent entre 51 000 à 60 000 femmes. Une étude récente de 2019 estime qu'au début des années 2010, environ 125 000 femmes adultes « mutilées » vivent en France. Environ 11 % des filles de ces femmes mutilées sexuellement le sont également. En 2018, entre 12 et 20 % (de 0 à 18 ans) de ces filles sont encore menacées du fait des convictions de leurs propres parents, soit par les pressions sociales exercées par les familles élargies demeurant dans les pays d'origine. Même si aujourd'hui à l'échelle internationale, la majorité des victimes sont menacées sont âgées de moins de 5 ans, en ce qui concerne la France, compte tenu de sa double approche préventive (notamment en PMI) et répressive (par les procès), les potentielles victimes ont une nette tendance à être de plus en plus âgées : entre 6 et 18 ans. Les mutilations sexuelles féminines son interdites, aussi en France qu'au niveau international, y compris dans les pays d'origine. La recommandation repose sur un accord d'experts au sein du groupe de travail, en tenant compte de l'avis des partis prenantes sollicitées. |
| En ligne : | https://www.has-sante.fr/jcms/p_3150640/fr/prise-en-charge-des-mutilations-sexuelles-feminines-par-les-professionnels-de-sante-de-premier-recours |
Exemplaires (1)
| Localisation | Section | Support | Cote de rangement | Statut | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| Bibliothèque Paramédicale | Périodiques | Périodique | Profession sage-femme. 2020-266 | Empruntable | Disponible |



