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Résumé :
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Ces dernières années, l’existence d’un lien entre, d’une part, notre santé et la qualité nutritionnelle de notre alimentation et, d’autre part, la transformation des aliments, et plus spécifiquement son type, son intensité et son but, est de plus en plus souvent évoquée. La littérature scientifique et les médias accordent une attention croissante aux aliments qualifiés d’«ultra-transformés». Les aliments ultra-transformés sont décrits comme des formules industrielles, généralement réalisées à partir de nombreux ingrédients. Ils ont pour caractéristiques d’être faciles à consommer, stables et quasi addictifs. D’ailleurs, les aliments ultra-transformés représentent plus de 50% de l’apport énergétique global dans certains pays à revenu élevé. Il a été montré qu’une exposition à des aliments ultra-transformés pouvait être reliée à différentes maladies chroniques. Par ailleurs, la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à des régimes alimentaires peu sains, ainsi qu’au surpoids et à l’obésité. Les autorités sanitaires recommandent d’éviter autant que possible les aliments ultra-transformés. Toutefois, des mesures structurelles seront nécessaires pour améliorer l’accès à des aliments et des plats savoureux, abordables et peu transformés.
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