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Résumé :
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Lorsqu’une mère âgée et dans le besoin quitte le logement qu’elle occupait chez sa fille à la suite d’une mésentente grave et persistante, dont il n’est pas démontré qu’elle en serait seule à l’origine, on ne peut considérer qu’elle aurait volontairement créé son état de besoin.Dans ces conditions, n’est pas envisageable la proposition de la fille que sa mère réintègre l’appartement adjacent à sa maison, qui avait été prévu pour elle dans le cadre d’un projet intergénérationnel certes généreux de cohabitation. En tout état de cause, l’article 210 du Code civil, invoqué par la fille, n’est pas applicable en l’espèce dès lors que celle-ci dispose des ressources suffisantes pour verser une pension alimentaire à sa mère.
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