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Résumé :
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1. Si la mère de l’enfant âgé de deux ans a commis une voie de fait totalement inacceptable en restant en Sardaigne à l’issue des vacances du couple et en privant le père de tout contact avec son fils pendant plusieurs mois, il n’en reste pas moins qu’elle a le droit de retourner vivre en Sardaigne dès lors que le couple se sépare puisqu’elle n’a aucune famille en Belgique. Quant aux modalités d’hébergement de l’enfant, le seul critère à prendre en considération par le tribunal est celui de l’intérêt supérieur de celui-ci, sans considération pour le confort des parents. Il ressort de la littérature psychologique majoritaire qu’un enfant de deux ans a besoin de se construire auprès d’un parent de référence qui est, a priori, sa mère, sauf si la relation avec cette dernière est toxique. En l’espèce, la voie de fait commise par la mère ne suffit pas pour conclure qu’elle est toxique d’autant plus que, pendant la vie commune, c’est elle qui s’occupait majoritairement de son fils et qu’un enfant doit être élevé prioritairement par ses parents et non par ses grands- parents, chez lesquels les parties vivaient du temps de la vie commune dans l’attente de la rénovation de leur maison. L’intérêt de l’enfant est dès lors de rester avec sa mère, pour autant que celle-ci lui permette de conserver des relations régulières avec son père.
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