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Résumé :
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Le spina bifida engendre des problèmes sensoriels, moteurs, urogénitaux et parfois cognitifs complexes. Les lésions neurologiques sont dues à une neurulation incomplète, ainsi qu’à un traumatisme intra-utérin et à l’exposition du tissu nerveux au liquide amniotique. Il s’agit donc d’une maladie qui progresse pendant la grossesse. Dès lors, en toute logique, une réparation prénatale améliore davantage le pronostic qu’une intervention post-natale, sans toutefois être complètement curative. L’essai randomisé MOMS (Management Of Myelomingocele Study) a montré que la réparation prénatale, en comparaison avec la réparation postnatale, réduit la nécessité d’une dérivation ventriculo-péritonéale et la survenue d’une malformation de Chiari à l’âge d’un an. Une amélioration de la fonction motrice à 30 mois et, par la suite, de la fonction vésicale a également été constatée. Les principaux inconvénients de la chirurgie prénatale pour le bébé et la mère sont respectivement la prématurité et la cicatrice corporéale au niveau de l’utérus. À l’UZ Leuven, nous avons déjà pratiqué plus de 80 interventions à ciel ouvert depuis 2012, et proposons également l’alternative endoscopique depuis peu.
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