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Résumé :
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Le diabète gestationnel (DG) est un problème médical croissant partout dans le monde. Le dépistage et le traitement du DG entre la 24e et la 28e semaine de gestation sont importants, car ils influencent favorablement l’issue de la grossesse. Le test diagnostique standard pour le DG est l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO), même s’il présente plusieurs limites. Nous avons besoin d’autres stratégies de dépistage du DG qui soient moins chronophages et plus simples, mais suffisamment précises pour réduire le nombre d’HGPO pratiquées. La valeur du glucose plasmatique à jeun (GPJ) peut être utilisée comme stratégie de pré-dépistage du DG, dans la mesure où elle offre plusieurs avantages. Dans le cadre de la présente sous-analyse du projet BEDIP (Belgian Diabetes in Pregnancy), nous avons déterminé la valeur seuil de GPJ à partir de laquelle une HGPO peut être évitée pour le dépistage du DG, et comparé les caractéristiques des femmes dont le GPJ est supérieur ou inférieur à ce seuil. Au total, 1.843 femmes ont été soumises à un test de dépistage du DG par HGPO entre la 24e et la 28e semaine de grossesse. Chez 231 (12,5%) d’entre elles, le diagnostic de DG a été posé sur la base des critères de l’IADPSG/OMS de 2013. Notre étude montre qu’un GPJ de 78mg/dL constitue le meilleur seuil pour exclure un DG avec une sensibilité suffisamment élevée dans une population majoritairement caucasienne et la possibilité d’éviter plus de la moitié de l’ensemble des HGPO. Nous montrons également que les femmes avec un GPJ < 78mg/dL (que ce soit le groupe souffrant de DG ou celui présentant une tolérance au glucose normale [TGN]), avaient un meilleur profil métabolique, et que les cas de macrosomie fœtale ont été moins fréquents dans le groupe TGN que dans celui des femmes avec un GPJ ≥ 78mg/dL. Le test du GPJ peut donc constituer une stratégie de pré-dépistage utile pour déterminer qui nécessite une HGPO.
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