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Résumé :
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"Le travailleur atteint d'un cancer de la vessie récidivant et qui a longtemps travaillé comme peintre et comme asphalteur, ne peut pas démontrer en l'espèce être atteint d'une maladie professionnelle. Il ne travaillait pas dans une profession ou entreprise où il est présumé que le travailleur a été exposé au risque d'agents chimiques dangereux. Le cancer de la vessie figure il est vrai sur la liste des maladies professionnelles qui, d'après ce que l'on sait, sont causées par l'exposition à des agents chimiques. Le travailleur ne peut cependant pas prouver que l'exercice de sa profession l'a intrinsèquement exposé aux effets nocifs d'agents chimiques d'une manière bien plus considérable que l'exposition de la population en général. Il faut tenir compte à cet égard du fait que le travailleur, qui fume, encourt pareillement un risque élevé de cancer de la vessie, qu'en tant que peintre-pulvérisateur, il travaillait avec un masque à air comprimé, que la concentration d'agents chimiques auxquels il était exposé était faible et que ces agents chimiques ne sont pas réputés cancérigènes selon les connaissances médicales généralement admises." (Extrait de RW 2022-2023/2)
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