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Résumé :
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Depuis deux décennies, la légitimité de l'arbitrage fait l'objet d'une remise en question. La cause principale en est vraisemblablement le fait que, d'un système de résolution des litiges relativement confidentiel et géographiquement limité, il s'est transformé en une institution de portée mondiale qui a remplacé dans une large mesure le réseau de tribunaux étatiques pour la plupart des litiges internationaux. Cette remise en question qui affecte non seulement l'arbitrage commercial mais plus particulièrement l'arbitrage des litiges entre Etats et investisseurs est-elle justifiée ? Comment s'exprime-t-elle au sein, et en dehors de la communauté internationale ? Quelles sont les réponses apportées à ces préoccupations par les praticiens, les institutions d'arbitrage et les organisations internationales ? Elles sont incontestablement positives. Suffiront-elles à résoudre la remise en cause de l'institution ? L'avenir nous l'apprendra. Une chose est certaine. L'arbitrage n'est pas voué à disparaître. Il est en progression constante au niveau mondial et demeure la méthode la plus efficace de résolution des litiges. (Extrait de RDC, 9-10/2022, p.1093)
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