|
Titre :
|
Prise en charge à la phase aiguë des infections nécrosantes de la peau et des tissus mous : Antibiothérapie et chirurgie sans retard (2023)
|
|
Auteurs :
|
Tomas Urbina ;
N. De Prost
|
|
Type de document :
|
Article : texte imprimé
|
|
Dans :
|
La revue du praticien (Tome 73, n°2, février 2023)
|
|
Article en page(s) :
|
p. 156-159
|
|
Note générale :
|
Fait partie du dossier "Infections nécrosantes des tissus mous"
|
|
Langues:
|
Français
|
|
Sujets :
|
Paramédical (MeSH)
Antibiothérapie
;
Débridement
;
Dermatoses bactériennes
;
Fasciite nécrosante
;
Infections de la peau
;
Nécrose
;
Plaie aiguë
;
Prise en charge personnalisée du patient
;
Pronostic
;
Résultat thérapeutique
;
Retard de diagnostic
|
|
Résumé :
|
Les infections cutanées graves sont nécrosantes pour deux tiers d’entre elles. Malgré l’hétérogénéité des terrains, des présentations cliniques et des pathogènes, leur prise en charge à la phase aiguë est commune. Elle repose sur deux piliers : un débridement chirurgical urgent des tissus nécrotiques et une antibiothérapie à large spectre. le délai avant la chirurgie est le principal facteur pronostique modifiable et est essentiellement déterminé par le délai diagnostique, le retard à la décision chirurgicale ou des éléments logistiques. La mise en place de protocoles multidisciplinaires et le transfert en centres expérimentés pourraient être bénéfiques. L'antibiothérapie doit inclure une bêtalactamine à large spectre, active sur les cocci à Gram positif, les entérobactéries et les anaérobies (par exemple association pipéracilline-tazobactam). Les mesures adjuvantes comme les immunoglobulines polyvalentes sont discutées au cas par cas. Enfin, une réévaluation quotidienne et multidisciplinaire au lit du malade s'impose une fois le diagnostic évoqué, avec parfois une nouvelle exploration chirurgicale. Les séquelles physiques et psychologiques lourdes nécessitent un suivi adapté.
|