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Résumé :
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La progression proposée et justifiée dans le cours de cet article a une spécificité : elle s’appuie sur l’activité perceptive et les opérations cognitives que développe l’élève dans les années où se met en place l’écrit et se construisent ses principaux usages. Des traces mémorielles, méthodiquement organisées avec les élèves mais selon des principes issus de recherches récentes, en constituent le squelette. On les appelle « supports ». Ils sont autant de traits d’union entre toutes les activités de classe qui proposent de l’écrit et la production écrite de l’élève, lieu privilégié des usages du système orthographique. Articulant ces supports et ces activités qui les nourrissent, se développent de même progressivement les commentaires des élèves et de l’enseignant (les aides verbales). Celles-ci, et leur complément indispensable, les aides par des protocoles d’action qui structurent l’attention à l’écrit reçu et produit puis son contrôle lient, quant à elles, les leçons et exercices – justes évoqués ici – et la pratique de l’écrit en toute situation. L’ensemble prend l’élève à partir de ses premiers contacts avec l’écrit et l’accompagne dans l’évolution de ses points de vue sur l’orthographe. En fin de scolarité élémentaire, on constate qu’une capacité d’autocontrôle émerge, gage fondamental des progrès futurs à partir des premières bases solides ainsi mises en place.
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