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Titre :
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Éduquer à l'histoire
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Auteurs :
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Alain Dalongeville, Auteur ;
Dominique Borne, Préfacier ;
Benoît Falaize, Postfacier
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Type de document :
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texte imprimé
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Editeur :
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Lyon : Chronique sociale, DL 2024
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Collection :
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Pédagogie formation (Lyon), ISSN 1255-0841
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ISBN/ISSN/EAN :
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978-2-36717-955-1
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Format :
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1 volume (126 pages) / 18 cm
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Langues:
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Français
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Sujets :
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Malonne
Contenu d'enseignement
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Enseignement
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Histoire
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Résumé :
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On peut estimer que les sociétés actuelles sont saturées d'histoires à usage. Nous voulons parler d'une saturation qui rend difficile la prise en compte d'une histoire scientifique et qui parfois même se substitue à celle-ci. Le mouvement qui consiste à rechercher les clefs du présent (une partie d'entre elles ? ) dans le passé n'est pas le véritable problème. Marc Bloch, dans Apologie pour l'histoire ou métier d'historien nous l'avait dit : nous n'interrogeons le passé qu'à l'aune de nous préoccupations du présent. L'historien interroge et interprète le passé depuis son présent et y retourne fort de réponses ou d'interrogations nouvelles. Ces allers-retours sont l'essence même de la démarche historienne. Le problème réside dans le fait que si le présent s'origine dans le passé comme dans un mouvement, le passé n'est pas à lui seul notre origine au sens où notre identité ne se réduit pas à cette origine. L'origine indique le point de départ d'un mouvement. L'histoire à usage de type identitaire ou nationaliste sont une tentative de réduction de l'identité. C'est en ce sens qu elles usent de falsifications, de généralisations abusives... Il nous faut, du moins à l'École, enseigner une histoire contradictoire, qui laisse sa place à la diversité des points de vue des acteurs historiques, que les témoins contributeurs aient des points de vue divergents ou contradictoires.
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