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Résumé :
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« Comme l’explique Glodbeter-Merinfeld (2017), « les possibilités de mener à bien un travail de deuil sont fonction de plusieurs facteurs spécifiques ». Il faut tenir compte de l’âge du défunt, de la nature de sa mort, du rôle et de la position qu’il occupait de son vivant, de la relation que la personne endeuillée entretenait avec lui, ainsi que du type de famille à laquelle il appartenait. La mort par suicide est un des facteurs qui peut faire obstacle à l’élaboration du travail de deuil, car elle a un caractère traumatique accentué. Crocq (2007) définit le traumatisme psychique comme un « phénomène d’effraction du psychisme et de débordement de ses défenses par les excitations violentes afférentes à la survenue d’un événement agressant ou menaçant pour la vie ou pour l’intégrité (physique ou psychique) d’un individu qui y est exposé comme victime, comme témoin ou comme acteur ». Il faudra donc travailler à lever le traumatisme avant de pouvoir accéder au travail de déliaison/reliaison propre à tout travail de deuil. « Les contextes traumatiques sont générateurs des émotions de culpabilité et de honte » (Ciccone et Ferrant, 2019). Dans tout processus de deuil, nous sommes confrontés d’une part à la perte d’un objet d’amour, et d’autre part à la privation de l’amour qu’il nous portait. Si la perte de l’objet d’amour est traumatique, elle engendre de la culpabilité ; et la privation du sujet et de son amour engendre la honte... »
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