| Titre : | La vitamine D un siècle après sa découverte : Qui a besoin de quelle quantité de vitamine D au cours des différentes phases de la vie ? : (2e partie) (2024) |
| Auteurs : | Roger Bouillon ; Jennifer Afrakoma Nyamaah ; Andrea Giustina ; John P. Bilezikian ; Leen Antonio |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | VCP - Vaisseaux - Cœur - Poumons (Vol. 29, n° 6, décembre 2024-janvier 2025) |
| Article en page(s) : | p. 25-29 |
| Langues: | Français |
| Sujets : |
Paramédical (MeSH) Auto-immunité ; Chutes accidentelles ; Diabète ; Espérance de vie ; Incidence ; Maladies cardiovasculaires ; Tumeurs ; Vitamine D |
| Résumé : |
La vitamine D est une hormone qui se lie à un récepteur spécifique présent dans la plupart des cellules et qui régule environ 3% de l’ensemble des gènes humains ou murins. La 25(OH)D-1-alpha-hydroxylase est par ailleurs exprimée par de nombreuses cellules qui ne jouent aucun rôle dans l’homéostasie calcique ou osseuse. Cela suggère que le système endocrinien de la vitamine D pourrait jouer un rôle
majeur dans les tissus extra-squelettiques. Cette hypothèse est renforcée par l’association de faibles concentrations de 25(OH)D à toute une série de maladies majeures. Néanmoins, pour exclure les «facteurs de confusion», des études randomisées ou des études de randomisation mendélienne (RM) sont nécessaires. Or des dizaines d’études de RM et une multitude de méga-essais réalisés avec des compléments de vitamine D n’ont pas permis de démontrer l’existence d’un quelconque lien de cause à effet entre la vitamine D et l’incidence du cancer ou de maladies cardiovasculaires majeures. Pour le système immunitaire, la réponse est manifestement différente, puisque les compléments de vitamine D exercent un léger effet bénéfique sur l’incidence des infections respiratoires. De plus, les 8 études de RM ont toutes montré que des concentrations inférieures de 25(OH)D génétiquement déterminées étaient associées à un risque plus élevé de sclérose en plaques à un jeune âge ou à l’âge adulte. L’étude VITAL a également révélé que l’incidence des maladies auto-immunes était plus faible chez les adultes prenant quotidiennement un complément de vitamine D de 2.000UI. Plusieurs méta-analyses montrent qu’une supplémentation en vitamine D permet de légèrement réduire le risque de mortalité chez les personnes âgées. Sur la base d’une revue complète de la littérature, un groupe de travail mandaté par l’Endocrine Society (États-Unis) a formulé de nouvelles directives en matière de vitamine D, lesquelles constituent une importante refonte des précédentes directives datant de 2011. Le groupe de travail n’a pas été en mesure d’établir un seuil bien défini pour une concentration optimale de 25(OH)D et se rétracte par conséquent concernant la valeur de 30ng/ml qu’il avait précédemment fixée comme seuil minimal. Il propose en revanche de recommander une supplémentation en vitamine D à tous les enfants et adolescents, ainsi qu’à toutes les femmes enceintes et à toutes les personnes âgées. |
Exemplaires (1)
| Localisation | Section | Support | Cote de rangement | Statut | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| Bibliothèque Paramédicale | Périodiques | Périodique | VCP. 2024-6 | Empruntable | Disponible |



