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Résumé :
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"Ces dernières années, les activistes climatiques ont attaqué des œuvres d’art emblématiques dans divers musées européens comme une accusation contre une politique climatique moins ambitieuse. Au cours de ces manifestations, ils ont souillé les œuvres d’art visées, par exemple en versant de la soupe sur celles-ci ou en s’y accrochant avec de la super colle. Cet article examine les conséquences juridiques de tels actes. La poursuite des activistes climatiques en Belgique et aux Pays-Bas est au cœur de l’analyse, de sorte que les dispositions pénales applicables sont particulièrement discutées. En Belgique, il existe une disposition qui criminalise explicitement les dommages aux œuvres d’art (article 526 Sw.), bien que les protestations puissent également être poursuivies au titre des dispositions pénales néerlandaises plus généralement formulées. Les attaques contre des œuvres d’art précieuses, qui font partie du patrimoine culturel de la communauté, sont à juste titre levées, même si dans de nombreux cas le dommage n’est pas trop grave. Il est vrai que les intérêts protégés par le droit pénal doivent être équilibrés avec la liberté d’expression et la liberté de réunion et d’association, étant donné l’importance fondamentale de la protestation dans une société libre et démocratique. Toutefois, ces droits fondamentaux ne donnent pas le droit de faire quoi que ce soit et sont à leur tour soumis à certaines limites." (Extrait de RW 2024-2025/33)
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