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Résumé :
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« Les réseaux sociaux modifient profondément la dynamique du fantasme en rendant poreuse la frontière entre espaces physiques et réalité. Ce phénomène, qualifié de transparence digitale, permet aux fantasmes de sacraliser immédiatement dans l'espace numérique, où l'autre devient un avatar façonné par nos projections. L'histoire médiatisée d'Anne, victime d'une escroquerie sentimentale exploitant l'intelligence artificielle, illustre comment ces mécanismes favorisent l'adhésion aux d'identités fictives et à la manipulation psychologique. En modifiant la perception de l'altérité, les réseaux sociaux facilitent le glissement de l'empathie vers l'auto-empathie et renforce l'emprise des représentations fantasmatiques sur la relation. Cette transformation a des implications plus larges, allant de la réorganisation des modèles de subjectivation à la manière dont nous investissons les intelligences artificielles, conçues pour s'adapter aux attentes de leurs de leurs utilisateurs, et capable de reproduire les dynamiques de projection fantasmatique. »
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