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Résumé :
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L’école secondaire nous enseigne une forme valorisée de la lecture et nous inculque dans le même temps une image très spécifique de ce qu’elle est et de ce qu’elle devrait être. Or, cette représentation peut fortement orienter notre manière d’aborder les textes à travers notre assurance, la façon dont on évalue nos capacités ou encore le choix des contenus et leur finalité. Mais ce n’est pas tout. Cette représentation est ensuite relayée par de nombreuses autres institutions : l’université, les médias, les institutions littéraires et même les instances publiques. Celles-ci, en instaurant une norme, un partage entre les formes légitimes et illégitimes de la lecture, continuent d’aiguiller nos comportements et nos façons d’aborder les textes. La description de cette pratique et sa représentation se retrouvent ainsi au centre d’enjeux socio-culturels importants. Cet article tente de mettre en lumière certains de ces enjeux en confrontant le discours dominant sur la lecture aux études sociologiques qui se sont penchées sur les pratiques concrètes.
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