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Résumé :
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Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent à l’échelle mondiale et la 1ère cause de mortalité par cancer chez les femmes. Néanmoins, le pronostic est relativement favorable, avec un taux de survie à 5 ans de 80 à 90% grâce à un diagnostic plus précoce et à de meilleures stratégies thérapeutiques; d’où l’importance croissante de réduire au maximum les complications à long terme consécutives au traitement. La radiothérapie (RT) joue un rôle crucial dans le traitement de ce cancer, dans la mesure où elle accroît les chances de survie et limite le risque de récidive locorégionale. C’est pourquoi environ 70% des patientes reçoivent une RT dans le cadre de leur traitement curatif. Toutefois, la RT du cancer du sein peut également provoquer des effets indésirables radio-induits, notamment des affections cardiaques (radiation induced heart disease, RIHD), qui peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie. Malgré les progrès réalisés dans les techniques de RT, le risque de RIHD reste réel, en particulier en cas de cancer du sein gauche ou bilatéral et d’irradiation (ganglionnaire) étendue. Notre article fournit un aperçu des connaissances actuelles relatives à l’épidémiologie, aux facteurs de risque et à la prévention des RIHD consécutives au traitement du cancer du sein par RT moderne, ainsi que des directives pratiques pour les médecins. L’objectif final est d’accroître la sensibilisation et d’optimiser la prévention des cardiopathies radio-induites.
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