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Résumé :
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"La distinction juridique entre les employés et les ouvriers, qui remonte aux origines du droit social, est profondément enracinée dans les lois qui le composent et dans les structures et institutions du monde du travail. Un processus d'harmonisation progressif a été entamé depuis le milieu des Trente Glorieuses mais est loin d'être achevé aujourd'hui. Un coup d'accélérateur lui avait été donné, il y a près de quinze ans, par la Cour constitutionnelle qui, par l'arrêt 125/2011 prononcé le 7 juillet 2011, condamnait la différence de traitement entre les employés et les ouvriers concernant la durée du préavis (comparaison des articles 59 et 82 de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail) et le jour de carence, à savoir ce premier jour d'incapacité de travail qui n'est pas rémunéré si — pour faire court — le travailleur est un ouvrier et que l'incapacité n'atteint pas quatorze jours (article 52). Des modifications, parfois très importantes, ont été apportées à la loi dans les années qui ont suivi cet arrêt. Mais le mouvement s'est assez vite essoufflé. Demeurent encore en friche, notamment, le champ des relations collectives (1), celui du pécule de vacances (2), ainsi que celui de la continuation du salaire en cas d'incapacité de travail. C'est à ce dernier que sont consacrées les lignes qui suivent." (Extrait du JTT n°1519)
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