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Résumé :
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« Les anticoagulants jouent un rôle majeur dans la prise en charge des maladies vasculaires du foie (MVF), leur utilisation est cependant délicate en raison de l’hypertension portale et de la thrombopénie fréquemment observées dans ces pathologies. Par ailleurs, lorsque la pathologie est associée à une insuffisance hépatique, les anomalies de l’hémostase compliquent encore leur utilisation. Enfin, en cas de résection digestive secondaire à une ischémie mésentérique, l’absorption des traitements anticoagulants oraux et leur pharmacocinétique posent de nombreuses questions. Le bénéfice/risque hémorragie/thrombose du traitement doit donc être soigneusement évalué. Le traitement doit donc être soigneusement évalué. Le traitement anticoagulant de MVF est cependant crucial pour prévenir l’extension de la thrombose, favoriser la reperméabilisation et réduire le risque de complications graves telles que l’hypertension portale et l’ischémie mésentérique. Il doit être effectué le plus rapidement possible. Le traitement en phase aiguë repose généralement sur un traitement par héparine de bas poids moléculaire (HBPM). Les anticoagulants oraux directs (AOD) sont de plus en plus utilisés en relais. Cependant, les antivitamines K (AVK) restent indiquées dans certaines situations. Le traitement de varices œsophagiennes doit être systématique lors de l’instauration et du suivi du traitement. La thrombopénie sévère inférieure à 50G/L nécessite une surveillance étroite et une prise en charge dans un centre spécialisé. Au cours du syndrome de Budd-Chiari, l’insuffisance hépatique peut entraîner une diminution de la synthèse des facteurs de la coagulation mais également des principaux inhibiteurs de la coagulation, permettant un certain rééquilibrage de la balance hémostatique. L’allongement des temps de coagulation et de la diminution du taux de prothrombine ne permettent pas d’évaluer ces modifications et ne doivent surtout pas contre-indiquer ou différer le traitement anticoagulant. Les femmes en âge de procréer doivent être informées des risques du traitement anticoagulant en cas de grossesse et au cours de l’allaitement. Les ménorragies sont fréquentes et parfois invalidantes sous traitement anticoagulant, nécessitant une prise en charge adaptée. Tous les patients doivent bénéficier d’une éducation thérapeutique leur permettant de connaître les caractéristiques, risques et bénéfices du traitement, ainsi que les précautions à prendre. »
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