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Résumé :
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Dans une époque marquée par la “dataïsation”, le néolibéralisme et la domination d’une logique neurobiologique, le diagnostic psychiatrique tend à être réifié. Cet article invite à une réflexion critique sur son usage actuel, à partir d’une métaphore pour illustrer deux effets réducteurs : la coupure avec l’histoire personnelle du sujet (aphérèse) et l’effacement de la fonction potentielle du symptôme (apocope). Posé sans mise en sens, le diagnostic prive le sujet de son historicité et de sa subjectivité. L’article plaide pour une psychiatrie porteuse d’un savoir qui se sait croyance, afin de favoriser une posture d’humilité du clinicien et la possibilité d’une rencontre avec le patient. Enfin, il propose l’apport de la narration comme remède possible à l’aphérèse et à l’apocope diagnostiques.
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