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Résumé :
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Les différents types de céphalées, dont la migraine et la céphalée de tension, présentent une prévalence élevée mais restent souvent sous-diagnostiquées ou inadéquatement prises en soins. Les retards diagnostiques – liés aux représentations inappropriées à ce sujet au sein de la population, aux difficultés d’accès et au défaut de formation de certains médecins généralistes et neurologues – participent au risque d’errance thérapeutique. L’approche biomédicale centrée sur la pharmacothérapie montre ses limites, notamment pour les formes de céphalées chroniques. Les kinésithérapeutes, par leur expertise des facteurs musculosquelettiques et leur capacité à effectuer des interventions non médicamenteuses basées sur les données probantes, constituent un levier pertinent de la prise en soins pour une approche intégrative de certaines conditions. Une coordination structurée entre médecins généralistes, neurologues et kinésithérapeutes est essentielle pour optimiser le parcours de soins de ces patients, renforcer la pertinence des interventions et améliorer les résultats cliniques.
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