| Titre : | Le toucher (2025) |
| Auteurs : | Éric Delassus |
| Type de document : | Article : texte imprimé |
| Dans : | Éthique & santé (Vol. 22, n° 4, décembre 2025) |
| Article en page(s) : | p. 231-235 |
| Note générale : |
Cet article fait partie du dossier « Les mots du soin ».
DOI https://doi.org/10.1016/j.etiqe.2025.09.004 |
| Langues: | Français |
| Sujets : |
Paramédical (MeSH) Alliance thérapeutique ; Déshumanisation ; Médecine ; Perception du toucher ; Toucher |
| Résumé : | « Si le toucher n’a pas toujours été considéré comme un sens privilégié dans l’histoire de la philosophie, la situation est bien différente en médecine. Dès les débuts de la médecine rationnelle avec Hippocrate, le toucher a occupé une place centrale, les mains étant considérées comme « le premier instrument du médecin ». Cependant, l’évolution technoscientifique de la pratique médicale et, plus récemment, la généralisation des techniques d’imagerie ont progressivement relégué le toucher au second plan, au profit d’une approche recherchant une compréhension plus objective du patient et de la maladie. L’essor L’ Evidence-Based Medecine (EBM) a sans doute renforcé cette tendance, mais on peut s’interroger sur les conséquences d’un tel glissement. En objectivant excessivement le patient, ne risque-t-on pas de déshumaniser la relation de soin ? Inversement, le recours au toucher ne permet-il pas une compréhension plus profonde de la singularité du patient et ne favorise-t-il pas la création d’une véritable alliance thérapeutique ? Par le contact tactile, la relation de soin prend forme dans une rencontre réciproque et s’inscrit dans une intersubjectivité qui renforce sa dimension humaine, laissant émerger la vulnérabilité partagée du soignant et du patient. » |
Exemplaires (1)
| Localisation | Section | Support | Cote de rangement | Statut | Disponibilité |
|---|---|---|---|---|---|
| Bibliothèque Paramédicale | Périodiques | Périodique | Ethique & Santé. 2025-4 | Empruntable | Disponible |



